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Lundi 3 janvier 2011 1 03 /01 /Jan /2011 17:28

Cette année, ma rétrospective ne sera pas publiée sur mon blogue à la bonne date puisque je suis actuellement assise sur le balcon de ma chambre d'hôtel, à Cayo Coco. Ce voyage était prévu depuis longtemps, afin de partir loin de ma maison et des problèmes pendant une semaine, mais aussi pour retrouver mon couple car les moments où j'ai vu Stéphane cette année étaient plutôt rares.

 

Pour la première fois depuis des années, je ne commence pas la nouvelle année toute seule. 2011 s'annonce-t'elle une meilleure année? Seul l'avenir saura le dire. Je considère 2010 comme la pire année que moi et ma famille ayons eu à vivre. Mais je ne me dis plus que ça ne peut pas être pire, car oui, les choses peuvent toujours être pires.

 

J'ai eu mon premier stage en travail social de février à mai dernier, ce qui a confirmé mon choix de carrière. Ce stage, dans un centre de jour pour personnes âgées en perte d'autonomie, m'a permis de m'impliquer et de créer des liens avec des gens qui m'ont apporté de belles choses. Je m'ennuie souvent de ces gens et je me demande où ils en sont dans leurs cheminements. Mon prochain stage sera cet automne, j'espère dans un centre jeunesse. Nous verrons ce qui arrivera.

 

Le second évènements, celui là qui a assombri mon année au complet, c'est le décès subit de mon papa âgé de seulement 54 ans. Il ne se passe pas une journée sans que je pense à lui et à l'énorme vide que son départ a laissé dans ma vie. Les souffrances qu'il a enduré en silence, sans jamais se plaindre, font mal à mon coeur chaque fois que j'y repense. Ce qui me rassure un peu, c'est que les neufs derniers jours de sa vie, il les aura passé avec les gens qui l'aimaient et qui venait le voir à tout les jours. J'ai encore une certaine rancoeur face à plusieurs choses - les erreurs médicales à la tonne, certaines personnes qui braillaient par leur absence à l'hôpital ou aux funérailles et l'imbécilité de mon frère par moment - et cette rancoeur m'empêche d'avancer. Cependant, cet homme qui me faisait des grands yeux chaque fois que je rentrais à la maison et qui blaguait toujours avec moi me manque terriblement. Il me manquera pour toujours. La maison est vide, sauf quand il nous envoie ces petits signes mignons comme la rose qui chante. Mais ça ne sera plus jamais pareil, et personne ne peut nous comprendre.

 

J'ai pris la responsabilité de la maison, pour aider ma mère qui conduit peu. J'en ai peut-être trop pris sur mes épaules avec l'école, le travail et les responsabilités de la maison. Mais je l'ai fais pour oublier cette détresse qui a failli me tuer à plusieurs reprises, sans que personne ne s'en rendre compte, pas même moi. Avant de peser sur les freins ou plonger à l'eau, notamment à Cornwall, je ne réalisais plus ce que je faisais. Maintenant, ça va un peu mieux. Mais les derniers mois sont sans contredit les mois où je me suis sentie le plus seule, tout temps confondus. Mais c'était ma faute. Je m'isolais un peu, et je ne parlais pas réellement des choses "vraies" à personne. J'aurais peut-être dû. J'ai fais beaucoup de mal à Stéphane, en m'isolant, et je l'ai réalisé bien trop tard.

 

Dans les derniers mois de 2010, je me suis démenée pour mes études, avec d'excellents résultats qui me rendent fière. Ça, c'est ma zone de fierté, même si j'en suis venue jusqu'à oublier ma santé. J'ai tenté, ultimement, de voir une psychologue pour mieux m'en sortir. Tout allait bien jusqu'au moment où mon rendez-vous à été cancellé à la dernière minute et où je n'ai eu aucunes nouvelles par la suite, ni même de retour d'appel. Alors, je peux le dire, j'ai perdu confiance envers tout ces gens professionnels. Je ne veux plus répéter la même histoire encore, ca me fait trop mal.

 

Finalement... ce voyage à Cayo Coco, avec Stéphane... À date, ca me fait un bien fou. C'est la première fois où je relaxe de l'an 2010, malgré les petits conflits survenus jusqu'à date.. j'ai confiance en la solidité de notre couple. On a visité la ville de ciego de Avila, mardi dernier. Je peux dire que le Québec est extrêmement choyé en comparaison avec le vrai Cuba (et non les hôtels de touristes). Ça va me faire de la peinede partir dimanche. Mais je m'ennuie un peu de ma famille.

 

Pour 2011, mes objectifs?

 

1) Me débarasser des gens empoisonnés dans ma vie et me rapprocher des gens qui m'apportent du bon.

2) Prendre soin de ma santé (Chiro ? Entraînement? Alimentation?)

3) Continuer à performer dans mes études.

4) Aller mieux.

 

Bon... je vais profiter des derniers rayons de soleil de 2010.

Bonne année les enfants.. joie, bonheur, succès mais surtout SANTÉ!!!!

 

xoxox

Chantal

 

P.S Voici la vue que j'avais, lors de l'écriture de cette rétrospective 2010 :

 

DSC00915.JPG

 

-Blue Bay Cayo Coco, Cuba, 31 décembre 2010 -

 

Par Chantal - Publié dans : Journal Intime
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Dimanche 21 novembre 2010 7 21 /11 /Nov /2010 00:26

Ne jamais prendre quelqu'un pour acquis, car il pourrait partir du jour au lendemain, de manière volontaire ou non.

 

Salut, papa.

Aujourd'hui, ça fait 6 mois que tu es parti. Je comprends maintenant pourquoi j'ai envie de hurler en regardant le calendrier, maintenant que j'ai fais le lien dans ma tête. Ça fait 6 mois que la vie t'a arraché à nous. Ça fait 6 mois que, peu à  peu, nous ramassons les miettes de nos vies pour essayer de nous reconstituer un semblant de quotidien.

 

J'aimerais bien savoir comment ça se passe pour toi. J'aimerais savoir ou tu te trouves, si tu vas bien, si tu es heureux... Le fait que je commence à prendre conscience que tu ne réapparaîtras pas du jour au lendemain me rentre dans le moral. Je ne sais pas si j'accepterais ce deuil un jour. Mais je comprends maintenant que ce cauchemar est réel et que tu ne reviendras jamais, du moins physiquement. Tu me manques. On ne réalise pas ce qu'on a, avant qu'il parte. Et sont là tout mes regrets. Si je pouvais revenir en arrière et changer les choses, je le ferais. Oh que je changerais plusieurs choses...

 

Pour ce qui est de maman, elle semble bien. C'est sûr qu'elle semble accablée encore, de façon assez quotidienne. Elle s'ennuie, ça se voit. Elle avait ces petites habitudes avec toi, et ça lui manque. Elle continue pourtant, la tête haute, et j'ai énormément d'admiration pour elle.

 

Éric lui, est une vraie loque humaine. Mon avis n'est peut-être pas tout à fait objectif, comme tu le sais, cependant. Il gruge les énergies de maman, ainsi que son argent. Il ne fait rien, se contentant de vendre jusqu'à sa chemise car il est trop lâche pour trouver un emploi comme prévu, pour foutre son camp le plus rapidement possible, lui et ses conneries.

 

Nancy est la seule qui semble bien s'en tirer. Elle a enfin trouvé un garçon qui à de l'allure, tu l'as vu, Cory était présent à tout les jours, même s'il te connaissait à peine, pour soutenir la femme qu'il aime et soutenir le reste de la famille. Elle va se marier, c'est dommage que tu ne puisses pas y assister, car elle organise un beau mariage d'amour. Ses projets semblent bien se dérouler...

 

Pour ma part... j'essaie de combattre la dépression tout les jours, mais ce n'est pas facile. Aujourd'hui, sans orgueil, j'admets que je m'en place un peu trop sur les épaules, surtout si je considère ce que j'ai en retour. Tu sais, il n'y a pas un jour qui passe sans que je pense à toi. Je sais que je me répète, mais tu me manques. J'ai l'impression que je marche constamment au-dessus d'un ravin. J'aurais besoin de tes conseils, papa, car je suis rendue incertaine de mes projets d'avenir et de mes choix. Vois-tu, j'en ai un peu marre de toujours passer en deuxième. Mais, je ne veux pas parler de ça ici, je ne veux pas que tu t'inquiètes.

 

Je pense à toi. Ton anniversaire s'en vient bientôt.. je viendrais déposer une rose bleue chez toi le 8 décembre. J'aimerais qu'il neige, cette journée-là.

 

Je t'aime papa. Je pense à toi.

XoxoX

Ta fille qui t'aime, Chantal.

Par Chantal - Publié dans : Lettres
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Samedi 6 novembre 2010 6 06 /11 /Nov /2010 23:08

Il me reste 16 jours d'école.

Ça me paraît l'équivalent de 4 éternités.

Mon corps ne me suit plus du tout. Tout me fait mal, j'ai de la difficulté à sortir du lit, je ne dors presque plus.

Je dois me donner un dernier petit coup de pied au derrière... je commence à avoir franchement peur pour ce qui est d'un de mes cours.. le genre de cours qui ne se donne qu'à l'automne et qui me ferait perdre une autre année de ma vie.

 

Honnêtement, je ne sais pas si j'aurais le courage de continuer si jamais mon parcours scolaire s'allongeait d'une autre année. J'ai beaucoup de difficultés à envisager cela.

 

Les lieux où je me sens bien sont rendus littéralement rares. Les personnes avec qui je me sens bien, même chose.. ils sont denrée rare.

 

Ma psy me dit que j'ai fais plusieurs bons choix. Que je choisis la vie.

Mais ces temps-ci, je me dis que la mort serait plus facile.

Ça me fait un peu peur, ça faisait longtemps que je ne l'avais pas envisagé sérieusement.

Mais je n'ai plus de points de repères. Je pleure à chaque jours qui passent, je ne suis plus capable d'avoir ce stupide masque...

 

Bref, ça va passer... si la session se termine bien, les choses iront déjà mieux.

 

Bonne nuit.

Par Chantal - Publié dans : Journal Intime
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Mardi 26 octobre 2010 2 26 /10 /Oct /2010 02:19

Elle disait : "J'ai déjà trop marché

Mon cœur est déjà trop lourd de secrets

Trop lourd de peines"

Elle disait: "Je ne continue plus

Ce qui m'attend, je l'ai déjà vécu

C'est plus la peine"

Elle disait que vivre était cruel

Elle ne croyait plus au soleil

Ni aux silences des églises

Et même mes sourires lui faisaient peur

C'était l'hiver dans le fond de son cœur

(musique)

Elle disait que vivre était cruel

Elle ne croyait plus au soleil

Ni aux silences des églises

Et même mes sourires lui faisaient peur

C'était l'hiver dans le fond de son cœur

Le vent n'a jamais été plus froid

La pluie plus violente que ce soir-là

Le soir de ses vingt ans

Le soir où elle a éteint le feu

Derrière la façade de ses yeux

Dans un éclair blanc

Elle a sûrement rejoint le ciel

Elle brille à côté du soleil

Comme les nouvelles églises

Et si depuis ce soir-là je pleure

C'est qu'il fait froid

Dans le fond de mon cœur

Elle a sûrement rejoint le ciel

Elle brille à côté du soleil

Comme les nouvelles églises

Et si depuis ce soir-là je pleure

C'est qu'il fait froid

Dans le fond de mon cœur

Par Chantal - Publié dans : Divers
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Dimanche 24 octobre 2010 7 24 /10 /Oct /2010 02:33

Il y a bien longtemps, une petite fille errait sur des routes enneigées, fuyant les regards des gens ainsi que leurs jugements. Cette petite fille, dont les larmes gelaient au fur qu’elles s’écoulaient sur ces joues, avançait en se demandant comment elle justifierait ces hématomes qui couvraient son petit corps d’enfant. Elle ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Sa solitude était bien la seule présence qu’elle pouvait avoir, puisque les seuls gens qui lui parlaient s’amusaient à briser son petit cœur, détruire les derniers espoirs qui subsistaient d’un monde meilleur. La seule chaleur qu’elle retrouvait était les petites gouttes de sang qui tombaient tranquillement des futures cicatrices qu’elle s’infligeait, pour oublier la douleur que les autres provoquaient. La solitude étant étouffante, cette petite fille est tombée au fond du gouffre sans que personne ne vienne lui tendre la main avant la dernière seconde.

 

Petite fille devenue adulte, cette dernière hante toujours les routes froides. Les larmes coulent toujours de ses yeux lorsqu’elle constate le même rejet qu’elle a subi étant plus petite, plus fragile. La route s’embrouille, les phares des voitures sont des agressions sauvages à une douleur qui doit rester cachée. Les fantômes du passé, multipliés aux violences d’aujourd’hui sont autant de couteaux plantés dans un petit cœur d’enfant déjà mutilé.

 

Petite fille qui n’a jamais compris ce qu’elle a fait de mal. Adulte qui ne comprend plus cette succession d’évènements qui s’accumulent pour venir à bout de mon dernier souffle.

Par Chantal - Publié dans : Divers
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