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Lundi 20 juin 2011 1 20 /06 /Juin /2011 04:26

C'est la fête des pères aujourd'hui.  Je travaillais, et je voyais tous ces gens qui parlaient de la fête des papas, d'un air heureux, tandis que j'avais l'impression de recevoir un poignard en plein coeur, à chaque fois que j'entendais ces gens-là. J'avais envie d'hurler ma jalousie, d'hurler que moi aussi, je voulais voir mon papa. Mais que je ne pourrais plus jamais le voir, autre que sur une photo dépourvue d'émotions, de gestes, de douceur. Je ressens le vide quotidiennement, et ma douleur ne s'apaise pas. Je ne m'attends pas à ce qu'elle s'apaise avant longtemps. Aujourd'hui. j'ai dû mettre mon masque et faire semblant que je n'avais pas envie de m'écrouler, et heureusement que j'avais des gens pour me faire sourire autour de moi.

 

Les mois à venir s'annonce beaucoup plus beaux, heureusement. Je serais en vacances du 1 au 11 juillet, ce qui me permettra enfin de me reposer et de penser à moi, surtout que moi et Stéphane avons prévu quelques journées seuls. Le mariage de ma soeur, le 9 juillet, risque d'être une belle journée, malgré la date, malgré sa perte de poids inquiétante, et son pied qui ne bouge pratiquement plus... et notre déménagement, au mois d'août, ensemble enfin.

 

Chaque fois que je viens écrire sur mon blog, il me semble que j'ai des millions de choses à dire, mais quand je suis devant la page vide, tout s'efface dans ma tête. Je dois dire que la journée a été vraiment difficile, mes yeux me ferment tout seul et me brûlent, et je me sens complètement seule... le seul moment agréable de ma journée, c'est les maigres heures que j'ai passé avec Stéphane... une chance qu'il est dans ma vie, ce p'tit homme-là.

 

... Bonne fête des pères, mon cher papa.

Tu me manques à un point innommable.

Je t'aime et je pense à toi. XoX .. bisous sur les deux joues.

Par Chantal - Publié dans : Journal Intime
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Dimanche 8 mai 2011 7 08 /05 /Mai /2011 00:49

Ça fait bien longtemps que je n'ai pas écris. Presque cinq mois ce sont écoulés.

 

Aujourd'hui, je regardais mon calendrier, et la réalité vient de me frapper de plein fouet.

Il y a un an, le médecin de famille de mon père l'appelait vers 3h de l'après-midi pour lui recommander d'aller aux urgences de l'hôpital le plus proche. Moi et ma mère étions allées à un rendez-vous pour elle le matin même, inquiètes, car j'ai presque ramassé mon père sur le plancher. Je me rappelle que le rendez-vous de ma mère était bien en retard, et alors que j'attendais dans ma voiture, l'un des pires orages que j'ai vu de ma jeune vie avait lieu. Grêles, coup de tonnerre retentissants, éclairs par dizaine et dizaine. Cette température accentuait notre inquiètude.

 

Lorsque nous sommes revenues de ce rendez-vous matinal, quelques heures après, mon père était toujours couché sur le divan où nous l'avions laissé après qu'il ait failli tombé, avant qu'on parte. Et l'appel du médecin. J'ai réussi à convaincre mon père que je l'amènerais à l'hôpital moi-même, car il se sentait plus à l'aise ainsi. Arrivés à l'hôpital, ils le placent tout de suite dans une civière dans les urgences, où j'ai peine à devoir le quitter, j'ai réellement peur, je commence à croire à une maladie grave comme un cancer, mais je me dis qu'à l'hôpital, il pourra recevoir les soins appropriés.

 

Le lendemain, moi et ma mère attendions les heures de visite. Mon père est sur ses deux pieds, il a son manteau et il annonce qu'il l'ont laissé sortir de l'hôpital, il a son congé. Soulagée, je le ramène à la maison. Les jours s'écoulent, il ne semblent pas allés mieux.

 

11 mai 2010, dernier jour de ma session d'hiver 2010, vers 2h00 du matin, j'entends un gros bruit, comme si une personne ou un meuble tombait. Moi et ma mère nous réveillons en sursaut, mon père peine a se tenir debout, il se tient péniblement sur le comptoir de la salle de bain, alors nous installons des couvertures sur le plancher froid de la salle de bain, et ma mère me dit de retourner me coucher car j'ai un examen dans à peine 4 heures. Je ne me rendors pas, et elle veille sur lui pendant toutes ces heures. 5h45 le matin, je pars pour mon examen. Je pleure dans le train, je pleure parce que j'ai peur et parce que j'ai mal de voir un être cher qui souffre autant. Je fais mon examen de peine et de misère, et je repars chez moi en train. Comme je travaille presqu'en sortant du train, je mange un petit bout et je rentre au travail. Je faisais 2h30 a 9h30. Mon heure de lunch était à 4h30. Je reçois un appel de ma mère en panique qui me dit que je dois absolument revenir chez moi, alors je demande l'autorisation à ma chef-caissière de partir sur-le-champ. Je vais à 130km sur ma rue, sans réellement m'en rendre compte. J'arrive chez moi, j'y trouve ma soeur et ma mère, effondrée, en larmes, qui m'annoncent la nouvelle : Ton père n'a plus que trois ou quatre jours à vivre. Coup de marteau en plein visage, je m'effondre.

 

Mon père, ce 11 mai 2010, est parti en ambulance vers 9h30 le matin. Il a abandonné ses résistances, il a pris les derniers efforts qu'il avait pour mettre une paire de pantalons et un chandail, et il savait probablement qu'il ne reviendrait jamais ici. Sans tact, un chirurgien a dit à ma mère que c'était une question de quelques jours, comme si nous le savions. Cancer généralisé. Aucune chance, aucune opération possible, rien de rien.

 

Nous sommes, moi et ma mère, allées le voir le soir-même aux urgences. Je chéris les moments que nous avons passés avec lui pour les neuf jours où il a continué a se battre, comme il l'a toujours fait. Je chéris le fait d'avoir eu la chance d'avoir ce dernier regard lucide pour moi toute seule lorsqu'il a poussé son dernier souffle.

 

Les images sont encore douloureuses, en fait. Ces images, ce sont celles que je vois quotidiennement. Je pense que c'est inhumain d'avoir subi autant de souffrance, qu'il n'aurait jamais eu à subir. Il n'y a pas une journée sans que je pense à lui, et son absence me manque énormément. Cet homme m'a bâtie forte, avec de bonnes valeurs et une belle éducation. Cet homme aura pour toujours mon respect et mon admiration. Et si j'aurais pu prendre toute cette douleur pour moi, afin qu'il n'aie jamais à la vivre, Dieu sait que je l'aurais fais.

 

20 mai 2010, alors que je veillais sur lui, car je savais intérieurement que je ne devais pas quitter la chambre d'hôpital, il s'est éteint à seulement 54 ans. C'est beaucoup trop jeune. Je lui ai dis tout ce que j'avais sur le coeur, je lui ai dis ce que je pensais de tout ça, je lui ai parlé de tout, tout ce qui me venait en tête. J'espère que de là-haut, il est fier de moi. Moi je suis fière de lui, et je suis fière de dire que cet homme était mon père, et que grâce à lui, je suis la battante que je suis.

 

27 mai 2010, nous sommes au cimetière où, parmis toutes ces roses bleues, nous lui lançons nos derniers adieux. Le 27 mai 2011, en son nom, je ferai le relais pour la vie pour la Société Canadienne du Cancer. Je me fous un peu des dons, tout ce que je veux, c'est marcher pour lui. 

 

Papa, je t'aime. Je t'aime tant. Et tu nous manques, à tous. Énormément.

Je t'envoie les plus gros bisous sur les joues.

 

Ta fille, Chantal.

Par Chantal - Publié dans : Journal Intime
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Jeudi 20 janvier 2011 4 20 /01 /Jan /2011 06:57

Il est presque minuit et demi.

 

C’est encore parti pour une nuit d’insomnie, je crois. Ou bien, une autre nuit où j’aurais beaucoup de difficulté à m’endormir. Ce cauchemar que j’ai fais samedi pendant la nuit me trouble encore énormément. En fait, je ressens un vide dans le creux de mon cœur, car tout me rappelle. Les bandes-annonces d’un film, où j’entrevois cinq minutes d’un film qui portent sur les difficultés d’un petit garçon a vivre avec la mort de son père. Les chansons qui ont déjà joués lors des bons moments avec lui. Les endroits où nous sommes allés. Les photos. Serais-je un jour capable de passer au travers? Honnêtement, la vie n’aurait pas pu être aussi cruelle que m’arracher les gens que j’aime dans d’aussi atroces souffrances que celles qu’il a pu endurées. J’aurais préféré souffrir à sa place, voire mourir pour que lui puisse survivre et continuer à rendre les gens autour de lui heureux. Honnêtement, ça fait maintenant 13 ans que je me bats pour survivre et que je dois faire mille fois plus d’efforts que les autres pour être capable de m’en sortir de façon correcte. Je ne m’identifie pas comme la personne ayant souffert le plus sur la planète, ces concours sont relativement ridicules et puérils puisque les gens ne vivent pas les évènements de la même manière. Mais, pour ma part, j’ai l’impression que je me bats pour des choses que la majorité des gens ont tout cuit dans le bec. Mais, le dire ne changera rien à ma situation. Je ne veux pas de pitié, je ne veux pas encore me plaindre, j’ai juste besoin de m’exprimer et je ne suis pas capable d’en parler à personne de vive voix, même pas à des personnes à qui j’étais tout capable de raconter auparavant, même les pires détails scabreux des évènements que j’ai subi. Et pourtant, maintenant, plus rien ne veut sortir de ma bouche. Et ça déclenche un énorme sentiment de culpabilité chez moi parce que j’ai l’impression que certains pensent que je ne leur fais plus confiance où que je ne veux tout simplement pas leur parler… ce qui n’est pas le cas. Je suis juste devenue incapable de le faire.

 

Même maintenant, en écrivant ces présentes lignes, la meilleure chose que je trouve à faire est de ravaler mes larmes. Comme si j’étais devenue totalement incapable de me laisser aller. Et pourtant, j’avançais dans cet apprentissage depuis les trois dernières années. J’ai fais d’énormes pas en arrière et je suis déçue de moi-même. Dans les trois dernières années, j’ai appris beaucoup de choses que je ne connaissais pas au niveau personnel grâce à quelqu’un qui voulait enfin m’aimer de manière saine et m’apprendre à me respecter. Dans cette relation, j’avais enfin l’impression d’être capable de monter les escaliers, un à la fois oui, mais j’évoluais. Maintenant, je régresse. Je me réduis au silence malgré moi parce qu’alors que je dis que ça va d’un ton totalement niais, mon visage et mon cœur veulent hurler que ça ne va pas, que j’ai juste envie de m’écrouler sur le sol et que je ne sais même pas si j’ai le goût de me relever.

 

Mon pire problème actuellement, c’est que j’ai l’impression de ne plus avoir de chez moi. Je ne reconnais plus cet endroit qui me paraît complètement vide et inconnu. La mort de mon père est une grosse pointe dans le diagramme, mais depuis que l’humain me servant de frère est revenu vivre ici, je me sens exclue de ma propre maison. Je n’ai jamais le goût de revenir ici. Parce que tout est morne, noir et triste. Parce que chaque fois que je mets le pied dans cette maison, au lieu de voir mon père qui me fait des gros yeux accueillants, je vois cet humain qui tord le cœur d’une petite fille de 8 ans. En fait, c’est triste, je dis 8 ans. Mais en réalité, je ne sais même pas quel âge j’avais quand ça s’est passé. C’est dans ces environs-là. Mais les souvenirs sont tellement mélangés dans ma tête que je ne sais pas. Je ne sais plus. Les souvenirs sont clairs, l’âge que j’avais ne l’est plus tellement. Bref, je n’ai plus vraiment de chez moi. Les moments où je me sens bien, c’est quand je suis loin d’ici avec des gens que j’apprécie. Stéphane, le plus souvent.. ou quelques amis qui m’écrivent parfois, ce qui me fait du bien.

 

Je recommence l’école mardi prochain, les choses vont sûrement s’améliorées même si je commence à perdre espoir. J’ai envie de me défoncer dans une salle de musculation, j’ai envie de me lancer à tête perdue dans un bouquin, j’ai envie de faire des nouvelles activités. Mais quand j’ai la chance de le faire, je stagne. Tout simplement. J’abandonne, comme je suis si bonne à le faire, dans toute ma lâcheté légendaire. Ma seule fierté actuellement, c’est bien mes résultats scolaires. Heureusement, car j’ai bien failli les obtenir en dépit de ma santé. Si j’étais normalement constitué, ma santé serait une chose qui m’inquiète en ce moment. Étant constituée comme je le suis actuellement, je m’en fous comme de l’an quarante. Bref, j’ai un horaire extraordinaire pour l’école et je crois que la disposition des cours risque d’épargner ma santé un peu plus.

 

Mon souhait serait d’être capable de me vider le cœur. Ça ne me donne rien de me forcer, les mots disparaissent lorsqu’ils sont rendus sur le bord de mes lèvres. Mon sommeil vient lorsque je suis avec Stéphane, sinon il est plutôt rare qu’il est réparateur, et depuis «samedi-dimanche », je commence à être un peu inquiète. Que vais-je faire si je suis incapable de dormir même chez lui? Devrais-je recommencer ma routine d’insomniaque? Maux de tête ? Rhumes/grippes/autres maladies désagréables à répétition? Burn out?

 

Burn out, c’est un joli mot. Puis-je être en burn out de ma vie de merde qui se fend littéralement en soixante-six pour me démolir? Prendre des petits médicaments verts pour tout oublier? Me cacher sous mon tapis ? Disparaître pour quelques années. Revenir et que les choses soient plus colorées ?

 

Mais si je partais, les gens m’en voudraient. Les gens ne comprendraient probablement pas et ils m’oublieraient. Ce que je voudrais, c’est m’oublier pendant un certain temps. Histoire peut-être de recoller les morceaux de mon cœur que quelque chose ou quelqu’un s’amuse à démolir à coup de pied chaque fois que je suis proche d’une réussite.

J’ai tellement l’impression d’être un fardeau pour les gens que j’aime, je le répète souvent. J’ai énormément de difficulté à m’endurer moi-même alors j’imagine difficilement comment les autres arrivent à m’endurer. Je suis constamment en montagne russe, je change d’humeur cinquante fois dans la même journée, j’ai l’air d’être la plus grosse égoïste au monde parce que je me sens comme ça. Pourtant, je suis loin d’être égoïste. J’essaie de rendre les autres heureux, par des petites surprises, des petits messages mignons, des petites attentions qui me font du bien à donner. Et c’est la seule chose qui me fait me sentir importante. J’ai l’impression que cet article va causer bien des problèmes parce que les gens vont encore me reprocher de leur reprocher qu’ils n’en font pas assez. Je n’ai jamais pensé ça. C’est moi qui en fait trop. Je le fais sans raison, mais des fois c’est inutile. Des fois, j’ai l’impression d’être un objet acquis. Comme si j’achetais la télévision de mes rêves et qu’une fois installée, je ne la regardais même plus. Comme si ne je faisais que la dépoussiérer de temps en temps. Et je me sens comme ça avec tout le monde. Je comprends pas pourquoi, les gens..en fait non, une personne se démène pour que je m’en sorte, et heureusement qu’il est la parce que sans lui, j’aurais déjà coulé depuis longtemps.

 

Il m’a sauvé la vie à plusieurs reprises.

Maintenant, c’est à moi de faire le reste et d’essayer de rapatouiller mes morceaux de cœur, pour une énième fois, les recoller ensemble.. du moins, essayer.

Je manque de courage, de volonté.

J’ai besoin de sortir de ma routine, j’ai besoin de nouvelles activités. Mais surtout, j’ai besoin de partir d’ici, j’espère le plus tôt possible.

Désolée pour ce message rempli d’incompréhensibles plaintes inutiles, je ne veux pas faire de mal à personne.. j’avais juste besoin de me vider un peu le cœur..

Bonne non-nuit.

Par Chantal - Publié dans : Journal Intime
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Jeudi 13 janvier 2011 4 13 /01 /Jan /2011 19:07

Ne se sentir chez soi nul part.

Être devant une maison et se dire qu'on aimerait bien mieux être ailleurs.

Qu'on ne se reconnait plus.

 

Les gens.

Gens qui avant même de savoir comment tu vas, te demandent si tu es disponible pour telle ou telle chose.

Gens pour qui tu n'existes même plus, sauf pour servir de taxi, de boîte aux lettres ou tout autre services.

Oui, j'ai fais une promesse. Mais cette promesse ne devait pas prendre toute la place.

 

J'ai juste envie qu'on prenne soin de moi.

J'en ai marre de penser juste aux autres...

 

J'ai pas vraiment autre chose à rajouter, j'ai pas grand temps.

Je vais travailler.

Parce que moi, je suis pas une grosse BS qui vit sur le bras de ma mère et qui prend plus de drogue que de bouffe.

Mais, ça, ça compte pas pour elle...

 

Le nombre de fois ou on peut être utile, ça compte.

Tout l'reste, c'est d'la merde....

Par Chantal - Publié dans : Journal Intime
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Jeudi 6 janvier 2011 4 06 /01 /Jan /2011 02:52

[Vidanges effacées.]  Je laisse l'illustration, c'est mignon.

 

ours.jpg

 

 

Par Chantal - Publié dans : Divers
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