[Vidanges effacées.] Je laisse l'illustration, c'est mignon.
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[Vidanges effacées.] Je laisse l'illustration, c'est mignon.
Elle disait : "J'ai déjà trop marché
Mon cœur est déjà trop lourd de secrets
Trop lourd de peines"
Elle disait: "Je ne continue plus
Ce qui m'attend, je l'ai déjà vécu
C'est plus la peine"
Elle disait que vivre était cruel
Elle ne croyait plus au soleil
Ni aux silences des églises
Et même mes sourires lui faisaient peur
C'était l'hiver dans le fond de son cœur
(musique)
Elle disait que vivre était cruel
Elle ne croyait plus au soleil
Ni aux silences des églises
Et même mes sourires lui faisaient peur
C'était l'hiver dans le fond de son cœur
Le vent n'a jamais été plus froid
La pluie plus violente que ce soir-là
Le soir de ses vingt ans
Le soir où elle a éteint le feu
Derrière la façade de ses yeux
Dans un éclair blanc
Elle a sûrement rejoint le ciel
Elle brille à côté du soleil
Comme les nouvelles églises
Et si depuis ce soir-là je pleure
C'est qu'il fait froid
Dans le fond de mon cœur
Elle a sûrement rejoint le ciel
Elle brille à côté du soleil
Comme les nouvelles églises
Et si depuis ce soir-là je pleure
C'est qu'il fait froid
Dans le fond de mon cœur
Il y a bien longtemps, une petite fille errait sur des routes enneigées, fuyant les regards des gens ainsi que leurs jugements. Cette petite fille, dont les larmes gelaient au fur qu’elles s’écoulaient sur ces joues, avançait en se demandant comment elle justifierait ces hématomes qui couvraient son petit corps d’enfant. Elle ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Sa solitude était bien la seule présence qu’elle pouvait avoir, puisque les seuls gens qui lui parlaient s’amusaient à briser son petit cœur, détruire les derniers espoirs qui subsistaient d’un monde meilleur. La seule chaleur qu’elle retrouvait était les petites gouttes de sang qui tombaient tranquillement des futures cicatrices qu’elle s’infligeait, pour oublier la douleur que les autres provoquaient. La solitude étant étouffante, cette petite fille est tombée au fond du gouffre sans que personne ne vienne lui tendre la main avant la dernière seconde.
Petite fille devenue adulte, cette dernière hante toujours les routes froides. Les larmes coulent toujours de ses yeux lorsqu’elle constate le même rejet qu’elle a subi étant plus petite, plus fragile. La route s’embrouille, les phares des voitures sont des agressions sauvages à une douleur qui doit rester cachée. Les fantômes du passé, multipliés aux violences d’aujourd’hui sont autant de couteaux plantés dans un petit cœur d’enfant déjà mutilé.
Petite fille qui n’a jamais compris ce qu’elle a fait de mal. Adulte qui ne comprend plus cette succession d’évènements qui s’accumulent pour venir à bout de mon dernier souffle.
Prépare-toi, petit garçon
Elle s'ra longue l'expédition
Et même si on n'en revient jamais vivant
Il faut marcher droit devant
Quand il était haut comme trois pommes
Et qu'il n'était qu'un tout petit bonhomme
On le poussa hors du berceau
Lui mettant un baluchon sur le dos
Le bagage vide d'expérience
Il pos'ra le pied dans son existence
On n'est pas sitôt arrivé
Que l'on doit faire face à sa destinée
D'abord il faut franchir ce fleuve
Qui est l'enfance de toutes les épreuves
Là où même sa propre famille
Risque de le couler par la torpille
Déja on saura si sa coque
Et son bateau travers'ront les époques
Ou bien s'il ram'ra à la dure
Dans une chaloupe remplie de fissures
Puis vient ce passage obligé
Dans cette forêt parfois agitée
Là où en plus d' chercher sa voie
On est souvent perdu au fond de soi
C'est en sortant de cette allée
Qu'il pourra prendre les routes pavées
Ou se contenter d'une av'nue
Précaire en dehors des sentiers battus
Enfin vient la montagne hostile
Et son ascension aux mille périls
Où les victoires sont triomphales
Mais où les chutes sont souvent brutales
Seuls quelques-uns se hissent en haut
Et réussissent à planter leur drapeau
La plupart stoppent à mi-trajet
Et se résignent bien à court du sommet
Quand viendra l'âge du bilan
L'important sera que tu sois content
Car on fait c' qu'on peut dans la vie
Tout dépend de ce qu'on a comme outils
On voudrait tous être aux commandes
Mais l'offre est plus petite que la demande
Que l'on soit minus ou géant
Il faut être fort pour traverser le temps
Bonne chance !
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